Morane-Saulnier type 341

Histoire

Construit en 1934, Le MS 341 était un avion d’entraînement biplace à la voltige. Monoplan de la série des parasols, il était équipé d’un moteur Renault 4 cylindres en ligne de 140cv. Ce petit moteur n'alterait en rien ses bonnes performances.

Le "341" des Casques de Cuir commença sa carrière à l’école Morane-Saulnier à Villacoublay puis transita dans quelques aéroclubs français. Il fut acquis par Jean Salis, en 1973 et le classa en collection sous l’immatriculation F-AZCX (son immatriculation d’origine étant F-ANVS). Il participa à de nombreux meetings à travers la France avant d’être accidenté en 1983. Il fut immédiatement désassemblé et presque oublié…




Caractéristiques techniques

  • Type Monoplan parasol
  • Numéro de série : 4234/3
  • Envergure : 10,20m
  • Longueur : 6,94m
  • Hauteur : 2,29m
  • Equipage : 2
  • Masse à vide : 558kg
  • Masse max : 920kg
  • Moteur : Renault 4cylindre en ligne, 140cv
  • Vitesse max : 200km/h


Les femmes et le Morane Saulnier MS-341


Maryse Bastié (1898-1952)

Aviatrice française détentrice de records de vitesse et de durée de vol, première femme pilote à traverser l’Atlantique Sud en 1936, capitaine de l’Armée de l’Air.

Marie-Antoinette dite Maryse Hilsz (1903-1946)

Pionnière de l’aviation française, détentrice de records de vitesse et de distance.

Hélène Boucher (1908-1934)

Aviatrice française détentrice de records du monde de vitesse.

Marthe de Lacombe

A bord d'un Morane-Saulnier 341, le 22 novembre 1934 à Villacoublay, secondée de Mlle Aube, elle bat le record d'altitude pour un appareil biplace sans avitaillement en vol : 5362m.


Jacqueline Auriol (1917-2000)

Première femme pilote d'essai et détentrice de nombreux records de vitesse. Elle effectua son baptème de voltige à bord du Morane Saulnier 341 des Casques de Cuir


Extrait de Rigueur et audaces aux essais en vol de Jacques Noetinger racontant le vol de Jacqueline Auriol en Morane Saulnier 341


« Cressaty la confie à un ancien pilote de la « Patrouille d’Etampes », Raymond Guillaume, breveté en 1926. Ce lorrain solide, bourru, aux yeux bleus est réputé pour son extrême dextérité.

Moniteur chez Morane-Saulnier à Villacoublay et futur chef pilote et inspecteur des pilotes des Corps Techniques au C.E.V. de Brétigny, il n’est impressionné ni par le charme, ni par la personnalité publique, ni par la centaine d’heures de vol de la belle-fille du chef de l’Etat.

Il est courtois, sans plus, mais attend d’évaluer la motivation de cette candidate. Il l’emmène à bord d’un Morane-Saulnier 341 en séance d’information voltige et, pendant une heure, ne lui fait grâce d’aucune figure, lente ou déclenchée, ni de vols dos prolongés. Dans le rétroviseur, il surveille les réactions de la néophyte. D’une santé de fer, indifférente aux accélérations, Jacqueline Auriol a le visage rayonnant, du début, à la fin du vol. Un seul mot traduit son sentiment : « C’est merveilleux ».

Un nouveau monde s’offre à elle. Mais Jacqueline prend alors conscience du travail à fournir, de l’obstination dont il lui faudra faire preuve… Elle obtiendra rapidement sa qualification « voltige ». Ce test est le point de départ d’une carrière hors du commun.

[…]

Morane-Saulnier lui ayant prêté un M.S. 341 de voltige, elle participe pour la première fois à un meeting aérien à Auxerre, le 3 juillet 1949, et remporte un succès justifié. »

Fanny Detroyat

Fanny Detroyat tout comme son mari possédait un MS 341, le sien était immatriculé F-ANIE et celui de Michel Detroyat F-AOML


Régina Wincza

Voltigeuse des années 30 et élève de la Patrouille d'Etampes, elle a possédé un MS 341, ancien avion d'Hélène Boucher



Le MS 341 aujourd'hui